btn_reservation

fleuris

plu

btn_ident

btn_pacs

famille

btn_boules

newsletter1-sombre

bouton_transport-sombre

meteo-meyrargues-sombre

Toponymie et histoire PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jean DEMENGE   

ORIGINE DU NOM

L’étymologie de Meyrargues est controversée entre les tenants de « Marie-Agger », generic c’est-à-dire camp de Marius, général romain vainqueur des Cimbres et des Teutons dans la plaine d’Aix-en-Provence au IIème siècle avant J.C. et ceux qui, plus modestement et plus vraisemblablement, affirment, d’après certaines études, que le nom du village provient du possesseur primitif de la terre du seigneur. C’était donc une propriété privée qui portait le nom du propriétaire, suivant en cela l’usage romain. Il est donc logique d’admettre que Meyrargues n’échappe pas à cette règle et que le nom se soit transformé au fil du temps (Dr Foussenq : Meyrargues 1913).

.

La racine du mot est tirée du nom propre de Meyran ou Mairan, nom de famille très répandu à l’époque.

MAIRANIGA, au XIème siècle

MEYRANIGAE, puis Castrum de MEYRAN aux XIV et XVème siècles

Quoi qu’il en soit, l’histoire de Meyrargues commence véritablement sous la Rome Antique. En effet, pour alimenter Aix en eau (Aquae Sextiaie), les romains avaient construit un réseau hydraulique constitué d’acqueducs et de conduits couverts qui captaient l’eau de la source de Traconnade qui se trouve sur la commune de Jouques. A proximité et quasi parallèlement au tracé, avait été également construite une route, reliant Aix à la Durance, surveillée par des postes de garde. Ces deux tracés se situent aujourd’hui sur le territoire de notre commune.

Une stèle funéraire trouvée au château indique certainement sur le site la présence d’une garnison.

Dans le vallon des Arcs (après le cimetière), en allant aux gorges du Ligourès, restent visibles aux visiteurs comme aux Meyrarguais les vestiges de deux aqueducs classés monuments historiques depuis le 7 novembre 1922 : un qui traverse Meyrargues à l’est avec deux arches complètes et un pilier, et à l’ouest un pilier d’arcade et un bloc de fondation en travers du goust de Réclavier (sur le grand Vallat).

L’autre grande période de l’histoire de Meyrargues est le Moyen-Âge.

En effet, très tôt s’est constitué sur le site un fief avec un château fort du Xème ou XIème siècle. Le château et son parc figurent à l’inventaire des sites depuis le 10 avril 1952 , il est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 19 juin 1990; parfaitement conservé même s’il est aujourd’hui d’architecture renaissance et qui a appartenu au seigneur des Baux dont les premières traces écrites de son existence remontent au XIème siècle. Le premier seigneur connu de Meyrargues s’appelait Hugues des Baux, sa famille régna pendant 235 ans.

Les XIIIème et XIVème siècles voient la seigneurie de Meyrargues plusieurs fois donnée puis reprise par les comtes de Provence à leurs vassaux.

En outre, il est à noter qu’en 1308 le château fort sert de prison pour 27 templiers arrêtés sur ordre du roi dans leur commanderie du Bayle (commune de Saint Antonin).

En 1442, le roi René fait don de la seigneurie, pour services rendus, à la famille d’Allagonia ; elle en restera propriétaire jusqu’en 1637, date à laquelle Honoré d’Allagonia donne le château à son parent Léon de Valbelle. Cette famille en possédera la propriété jusqu’à la révolution française.

En 1801, l’héritière des de Valbelle (Albine), épouse Félix d’Albertas issu d’une vieille famille provençale d’origine italienne. Le château restera patrimoine des Albertas jusqu’en 1939, puis aura plusieurs propriétaires privés mais la famille d’Albertas reste propriétaire de nombreuses terres jusqu’à nos jours.

En dehors des aqueducs et du château, il convient de signaler l’église actuelle de style grec qui n’est que la transformation d’une petite chapelle. C’est entre 1532 et 1540 que cette dernière subit les agrandissements nécessaires pour devenir l’église paroissiale actuelle comprenant trois nefs et un chœur.

Dans son sous-sol, se trouvait le caveau des seigneurs de Meyrargues « les Valbelle »,aux XVIème et XVIIIème siècles, qui fut profané en 1794.

Deux siècles plus tard, en 1737, l’édifice s’étant effondré on le reconstruisit sur le même emplacement. L’église de tout temps fut dédiée à saint André. Le 26/10/1868 (sous Napoléon III), don par le ministère des beaux arts d’un tableau signé Marzochi représentant la vierge et sainte Catherine de Sienne. A l’intérieur se trouve également une vierge en bois doré très ancienne. En 1900, ont été placées la rosace au-dessus de la porte d’entrée et la croix en pierre d’Arles qui surmonte le pignon.

Anecdote: C’est sur la place de l’église qu’une des plus vieilles coutumes Meyrarguaises se réalisait avec l’élection du « Roi de la pétouze ». Cette institution s’est perpétuée jusqu’à la Révolution. Le 26 décembre de chaque année, on procédait dans l’église au lâcher d’une «pétouze» ou roitelet. Celui qui s’en emparait l’offrait vivante à la dame du seigneur et était proclamé sur le champ « Roi de la pétouse ». Ce titre lui conférait d’office la présidence des fêtes pour toute l’année.

A noter également deux chapelles : la chapelle Notre Dame des prés communément appelée « la mère de dieu » près du château, ancien lieu de procession,  l’autre à l’entrée nord du village (chapelle Saint Sébastien).

Au centre du village se trouve une colonne érigée en l’honneur de notre dame de Lourdes. C’est à la suite d’une mission que fut construite, en 1740, cette colonne de pierre en bordure de l’actuelle route nationale 96, surmontée à l’origine d’une simple croix de bois à son sommet.

En 1877, pour clôturer une mission prêchée par les R.P. Garnier et Lamblin, oblats de Marie Immaculée, on plaça au sommet de la colonne une statue de notre dame de Lourdes en remplacement de la croix.

 

 

Se connecter